Pour sensibiliser au recyclage et à la pollution, l’artiste Bordalo II réalise des œuvres 3D à base de déchets en plastique. Sa dernière création ? Un castor géant installé sur un mur du XIIIème arrondissement

Valises, casques de moto, portes, pneus… Tant que c’est en plastique, Bordalo II recycle. Avec plus de 30 œuvres à son actif, l’artiste a un procédé créatif bien installé : il récupère et regroupe les déchets environnants, les découpe, les peint si nécessaire, et finit par les assembler. L’objectif ? Créer des animaux géants en 3D avec des détritus.

Après avoir réalisé plusieurs créations à travers le monde, c’est à Paris que l’artiste a présenté sa dernière oeuvre : un castor composé (en partie) de pare-chocs trône désormais sur une des façades du XIIIème arrondissement.

Castor en dechet dans les rues de paris

Valises, casques de moto, portes, pneus… Tant que c’est en plastique, Bordalo II recycle. Avec plus de 30 œuvres à son actif, l’artiste a un procédé créatif bien installé : il récupère et regroupe les déchets environnants, les découpe, les peint si nécessaire, et finit par les assembler. L’objectif ? Créer des animaux géants en 3D avec des détritus.

Après avoir réalisé plusieurs créations à travers le monde, c’est à Paris que l’artiste a présenté sa dernière oeuvre : un castor composé (en partie) de pare-chocs trône désormais sur une des façades du XIIIème arrondissement.

 

Bordalo II explique sa démarche au Parisien : « Je veux recréer des animaux à partir de ce qui les tue ». Redonner de l’éclat à la nature grâce aux ordures : une démarche intéressante et politiquement engagée. Grenouille, renard, chimpanzé… L’Instagram de l’artiste est rempli d’œuvres toutes plus impressionnantes les unes que les autres. On ne peut que vous conseiller d’aller y faire un tour.

oiseau en dechet de plastique

Artur Bordalo s’est créé une vraie réputation. Ce sont désormais les villes qui font appel à lui pour revitaliser coins de rue et autres promenades. Le street-art est en pleine évolution : d’abord considéré comme un moyen d’expression et de contestation, il s’est transformé en outil marketing. Au fil du temps, la frontière entre marques et artiste s’est faite plus ténue (Obey, Louis Vuitton, Monoprix… les exemples sont nombreux). Avec les créations de Bordalo II, même si le street-art est adoubé par les institutions, il revient à son objectif premier : sensibiliser, dénoncer… Tout cela en nettoyant les rues. Une belle initiative.

Suricates en dechets

source : ADN – YAN PEIROLO LE 

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