Après Lille, Gobee. bike arrive ce lundi dans la capitale avec un système de vélos libre-service sans bornes.

Gobee.Bike, un nouveau service de vélos partagés fait son apparition à Paris ce lundi. Contrairement aux Vélib’, ces vélos en libre-service n’ont pas besoin de bornes et peuvent être déposés n’importe où.

Le concept est simple, pouvoir accéder à un vélo partout et tout le temps, sans pour autant passer par les bornes nécessaires aux systèmes actuels. C’est la technologie que propose la plus française des entreprises hongkongaises pour accélérer l’adoption du vélo en France et en Europe.

Vélos vert pomme

Pour accéder aux vélos vert pomme de Gobee. bike, pas besoin d’abonnement ; l’application mobile permet de déverrouiller le véhicule, de se rendre à destination pour 50 centimes d’euro la demi-heure, et de laisser le vélo garé à l’endroit de votre choix.

Le GPS intégré permettra au prochain utilisateur de prendre le relais. Selon son fondateur Raphaël Cohen, l’enjeu est aussi de créer un système national et européen unique pour faciliter l’utilisation du vélo hors de sa propre ville.

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« Quelques centaines » de deux-roues

Après le déploiement de plusieurs milliers de vélos à Hong Kong depuis le mois d’avril, Gobee. bike s’est lancé à Lille le 5 octobre dernier, avec 400 vélos.

 La deuxième étape de cette conquête, Paris, avec « quelques centaines » de deux-roues selon Raphaël Cohen, s’opère dans une période particulièrement propice. En effet, poussent dans la capitale de plus en plus d’infrastructures pour cyclistes, et le changement en cours de gestionnaire du parc des Velib’ de JCDecaux à Smoove , risque de perturber fortement le service et de laisser quelques parisiens sur le carreau.

Le plus grand avantage de la solution reste la facilité de déploiement du système qui se passe de bornes permettant une réduction drastique des coûts. Plus besoin, donc, de subventions publiques, Gobee. bike est financé à 100 % par des investisseurs privés.

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Encombrement de l’espace public

Les opérateurs établis assurent pourtant que ce système ne serait pas viable, notamment à cause de la délinquance, facilitée par l’absence de points d’attache, ainsi que par les problèmes d’encombrement de l’espace public. A Singapour par exemple, l’ascension fulgurante du système a obligé la municipalité à créer de nouvelles zones de stationnement.

Des critiques auxquelles Raphaël Cohen répond point par point. Il précise qu’une place de voiture peut loger une dizaine de vélos et que beaucoup d’espaces peuvent facilement être rendus disponibles sur les trottoirs afin de remédier à la demande croissante. Par ailleurs, pour éviter les problèmes de dégradation, l’entreprise compte sur la robustesse de ses deux roues et sur sa communauté pour faire remonter via l’application toute panne ou casse afin qu’un technicien puisse intervenir sur place.

Ces systèmes de vélos en libre-service sont développés depuis deux ans en Chine, et représentent déjà 25 millions de courses par jour. Ils auraient permis de réduire de 10 % la pollution de l’air dans des villes comme Schenzen, affirme Raphaël Cohen.

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0,5 centimes pour 30 minutes de vélo

Côté tarifs, là encore Gobee.Bike se démarque des Vélib’. Le service ne propose pas d’abonnement, l’utilisateur achète des crédits à l’avance (5, 10 ou 20 euros), le service est ensuite facturé 0,5 centimes toutes les 30 minutes. Une caution remboursable de 50 euros est aussi demandée.

Un autre concurrent prêt à s’installer à Paris

L’arrivée de Gobee.Bike à Paris intervient alors que le Vélib’ est en pleine transformation. Un nouveau Vélib’ développé par la société Smoovengo sera  en effet mis en circulation à partir de janvier 2018. Pour cela, toutes les bornes de stationnement doivent être changées pour permettre d’installer le nouveau système. Le 1er octobre, 80 stations ont d’ores et déjà été fermées.

Reste que Vélib’ continue d’avoir de sérieux arguments et notamment son offre de vélos à chaque coin de rue. Une fois les travaux achevés, Vélib’ disposera de 1.400 stations à Paris ainsi que dans 60 communes de la Métropole du Grand Paris. Pour l’instant, Gobee.Bike revendique « quelques centaines » de deux-roues.

Le Vélib’ version 2 arrive aussi avec une nouveauté que ne proposent pas ses concurrents: des vélos électriques. A terme, ils constitueront 30% de la flotte totale de vélos. Le nouveau Vélib’ est également présenté comme offrant plus de services avec un tableau de bord qui affichera les kilomètres parcourus et le prix de la location.

Sur la version électrique, des prises USB permettront de brancher son smartphone. La facture devrait toutefois être plus chères pour les utilisateurs de Vélib’. Alors que l’abonnement de base est aujourd’hui facturé 29€ par an, les tarifs pourraient bondir de 35%. Le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole doit dévoiler les nouveaux tarifs cet automne.

source : Sandra Rey

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