l’affichage environnemental, sur les principaux impacts environnementaux d’un produit, est actuellement généralisé aux entreprises volontaires. Voici ce qu’il faut savoir sur ces nouvelles étiquettes.

Des logos qui imitent des labels sans en être vraiment, des slogans tels que « bon pour la planète » pas forcément fondés… Pour séduire les clients à sensibilité écologique, certaines marques n’hésitent pas à « verdir » leurs produits. Résultat, pour le consommateur, il est parfois difficile de s’y retrouver.

Pourtant, selon la loi relative à la transition énergétique, d’août 2015, « les producteurs réalisant volontairement une communication ou une allégation environnementale concernant leurs produits sont tenus de mettre à disposition conjointement les principales caractéristiques environnementales de ces produits ». En clair, ils ne peuvent pas mettre en avant des vertus écologiques sans les justifier !

La petite planète bleue, nouvelle référence

Afin de rendre la communication des marques plus fiables, le ministère de l’Environnement a lancé l’affichage environnemental, qui est actuellement en déploiement dans plusieurs secteurs (habillement, ameublement, alimentation, high-tech et hôtellerie). Il s’agit plus précisément d’un logo représentant une petite planète bleue, accompagné soit d’un chiffre (la meilleure performance environnementale correspond à l’indice le plus faible), soit d’une lettre (A étant la meilleure note).

« Toute la force de ce dispositif est qu’il est multi-critères et concerne l’ensemble du cycle de vie. C’est-à-dire qu’on ne s’intéresse pas seulement à l’impact carbone par exemple, mais à tous les impacts : utilisation de ressources etc…  sur l’ensemble du cycle de vie, de l’extraction des matières, jusqu’au recyclage », précise Roland Marion, expert à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). L’institution a élaboré, avec les parties prenantes, les référentiels à partir desquels les notes sont établies.

Des consommateurs en attente

Pour chaque indicateur, les critères les plus impactants ont été déterminés et permettent de calculer l’indice. Par exemple, pour les téléphones, l’exploitation des ressources est un indicateur important, comme l’est la durée de vie pour une télévision par exemple. Pour les consommateurs qui souhaitent savoir ce qui se cache derrière la lettre ou la note, le détail des résultats obtenus par le produit, pour chaque critère concernant sa catégorie, devra être accessible soit en rayon, soit sur Internet.

Tout cela devrait permettre aux citoyens de mieux s’y retrouver. Car selon une étude du ministère de l’Environnement, seuls deux personnes interrogées sur dix estiment que l’information actuellement communiquée est suffisante. Pourtant, selon la même étude,  la moitié des consommateurs sont disposés à payer 20 % plus cher un produit noté A plutôt que B.

Autre élément de l’étude : sept personnes sur dix estiment que l’affichage environnemental devrait être obligatoire sur tous les produits. Pour le moment, seules les marques volontaires vont utiliser ce nouvel affichage. Des grands distributeurs s’y mettent aussi : Casino, pour les produits alimentaires, et la Fnac, pour les équipements électroniques. Plus qu’à espérer un effet boule de neige, et que ces affichages s’avèrent vraiment lisibles.

source : up le mag

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