La métropole de Saint-Etienne s’est lancée dans un projet inédit de biodiesel créé à partir d’huile de friture pour éclairer le stade Geoffroy-Guichard

“Sur le territoire nous ne faisons pas grand chose des huiles de friture, elles partent pour être retraitées à l’étranger, souvent en Allemagne et en Espagne, et on s’est dit, pourquoi ne les récolterions-nous pas?”, a relaté Sylvie Fayolle, qui souhaite développer l’”économie circulaire, économiser du CO2″ et ne pas avoir à déplacer autant de quantité de déchets.

dev-durable-stade

Cette huile est collectée dans la restauration collective, avec l’objectif ensuite d’en récupérer dans les restaurants, et chez les particuliers, via un système de “déchetterie mobile”. La SEM compte aller acheter une machine pour transformer l’huile en biodiesel à Tarbes, début novembre. L’investissement sera en grande partie assumé par la subvention obtenue via la “labellisation” territoire à énergie positive.

 Le biodiesel sert ainsi à alimenter le groupe électrogène, utilisé les soirs de match.

Le projet représente un investissement de 170.000 euros  et chaque litre consommé permet une réduction de trois kilogrammes de gaz à effet de serre.“Ce serait dommage de continuer à aller dépenser des milliers de litres de gasoil pour faire traiter des huiles à l’extérieur, et ceci est valable pour toute l’économie. Si on arrive à relocaliser cela ne peut qu’être positif pour l’emploi et le climat”, a pour sa part souligné Thierry Bruyère, directeur de l’association Ondaine Agro.

Cette installation a été conçue pour produire à terme 200 000 litres de biocarburant par an. Elle s’inscrit dans le programme national Territoire à énergie positive (Tepos) qui invite la collectivité à réduire les besoins en énergie de ses habitants, des constructions, des activités économiques, des transports, des loisirs.

Publicités